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Maff - Melaniña

 

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Label : /

Sortie : 02/04/18

Format : MP3

Disponible : En dessous

En écoute

 

Oui, je sais, je me plains régulièrement (notre président a bien raison, on se plaint tout le temps nous les français...) de la surabondance de sorties shoegaze / dream-pop. Et alors que je chronique actuellement un disque par mois en moyenne, de quoi vais-je vous parler ? Oui, vous avez bien deviné, un "disque" (digital uniquement) shoegaze / dream-pop. Mais 1. il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis (ce qui ne veut pas dire que ceux qui changent d'avis ne sont pas des imbéciles...) et 2. j'avais parlé en des termes très laudateurs de Maff (la preuve) et il était nécessaire de voir ce qu'aller donner le groupe...

 

Et comme dans son précédent opus (il y a 3 ans déjà...), le (néo-)quatuor chilien commence par un instrumental, 'Act 2', qui sonne comme une note d'intention : ne jamais céder au cloisonnement des genres ! Jamais vraiment post-rock dans sa structure, n'utilisant que très peu les effets habituels du genre shoegaze pour privilégier une guitare claire et dynamique, empruntant des idées au post-punk, le morceau s'impose comme une vraie chanson, entraînante et hypnotique, riche en changements de rythme et d'ambiance, même s'il est dépourvu de chant. Les quatre titres qui lui succèdent seront à l'image de cette introduction : toujours hors des sentiers battus.

 

Dès le second titre, on profite d'un des points forts de Maff : un chant masculin chaud, fluide et profond, à la tonalité vraiment différente, aux antipodes de ce que l'on entend habituellement dans le genre. Et si 'Desfile' est sans doute le morceau le plus classique musicalement de l'EP, 'Hawaï' qui lui succède utilise une rythmique omni-présente et originale pour créer une ambiance mouvante, mi-inquiétante, mi-sud-américaine. Pour moi le titre phare de ce 5-titres, même si le lent et nostalgique 'Desert Are Rainbows' qui n'est pas sans évoquer The Clientele, et le très dynamique, voire quasi-pop (dans le bon sens) 'Appear' où le chant de Ricardo Gomez fait des merveilles, sont tous les deux aussi très bons.

 

Avec ce nouvel EP, Maff confirme définitivement sa place parmi les grands espoirs de la scène shoegaze. On espère vraiment avoir de ses nouvelles plus souvent et pourquoi pas un album, qu'on imaginerait bien sur des labels comme Saint Marie, Club AC30 ou Sonic Cathedral.

 

lyle

 

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