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Estrons à l'Olympic Café, Paris, le mercredi 19 septembre 2018
vs
La Luz au Point FMR, Paris, le jeudi 20 septembre 2018

 

Alors que plusieurs salles parisiennes sont actuellement victimes de fermetures administratives (on espère pouvoir retourner bientôt / un jour pour des concerts à l'Espace B, à la Mécanique Ondulatoire et au Pop In), il est néanmoins toujours possible (si vos oreilles et votre porte-monnaie le supportent) de se faire un concert "indé" par jour dans notre belle capitale (et même plusieurs par jour si on a le don d'ubiquité). Ce billet ne cherche donc pas du tout à opposer deux groupes en concert à Paname n'ayant quasiment pour seul point commun que d'avoir une chanteuse pour leader mais à évoquer les différentes ambiances qu'un amateur de musique parisien peut croiser d'un jour à l'autre...

 

Si je n'étais jamais allé à l'Olympic Café, une de ces nombreuses petites salles parisiennes situées en sous-sol d'un bar, je suis depuis maintenant trois ans et un très bon premier EP le groupe gallois Estrons. Et je dois bien reconnaitre que je ne m'attendais pas à le voir à Paris deux semaines avant la sortie d'un album que j'attends depuis un bon moment mais qui ne semble pas jusqu'ici attirer beaucoup l'attention, en tout cas en France. Il n'y a d'ailleurs même pas 30 personnes pour assister à cette première date française et il est difficile de donner complètement tort aux absents. En effet si le son est d'une qualité plutôt correcte pour une salle de ce genre, il va être franchement trop fort ce soir, avec une batterie beaucoup trop mise en avant.

 

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Le résultat ? Un groupe qui oscille merveilleusement sur "disque" entre agression et mélodie va sonner souvent beaucoup trop gras et brutal, empêchant ainsi de profiter réellement de la qualité des chansons qui vont y perdre toute subtilité. Le chant de Tali, qui balance pourtant tout ce qu'elle peut, a alors tendance à se noyer entre riffs surpuissants et rythmique trop présente, ce qui est franchement dommage tant les passages où l'on peut vraiment profiter de cette voix filent des frissons. Et le quatuor a tendance a en faire un peu trop dans un jeu de scène qui finit par apparaître cliché et avec une chanteuse qui se démène trop (elle saute, éructe, file dans la "foule"...)  quand sa qualité vocale devrait amplement suffire à nous combler. Bref à force de vouloir sonner et apparaître "rock", le groupe semble oublier un peu sa sensibilité "pop" et paraît un peu bourrin. D'ailleurs à part le toujours excellent 'Make a Man', on a parfois du mal à reconnaitre des titres qu'on connait pourtant... Mais on mettra ces maladresses sur le dos d'une jeunesse à l'énergie débordante mais pas encore maîtrisée. Est-ce que j'attends toujours l'album avec impatience ? OUI. Ai-je envie de les revoir bientôt sur scène ? Euh, ça peut attendre un peu !

 

Cela faisait un paquet d'années ( 6 ? 7 ? 8 ? ) que je ne m'étais pas rendu au Point FMR. Et je dois dire que ni la chaleur caniculaire, ni les bruits du restaurant qu'on entend dès qu'on n'est pas trop près de la scène, ni les mauvaises manières d'un public qui vous bouscule et vous arrache l'épaule pour passer comme s'il avait gardé les moutons avec vous quand il cherche à se faufiler devant parce qu'il est arrivé en retard / va chercher une bière / repasse avec sa bière / va aux Toilettes (le "s" est d'ailleurs inutile ici) pour écluser ses bières / ressort des Toilettes (rayer les mentions inutiles), ne m'avait manqué. Je dois reconnaitre en revanche que le son est beaucoup (mais alors beaucoup) moins fort et de bien meilleure qualité que les dernières fois où j'étais venu (non parce qu'assister à un concert depuis l'extérieur de salle tellement le son est violent, c'est pas terrible surtout en hiver et quand on a payé...).

 

(Pas de photo floue, j'ai oublié mon appareil et mon téléphone déconne)

 

Donc soyons honnête, le son était excellent et à un niveau très correct pendant tout le set du quatuor américain La Luz que seul le passage quasi-continu de connards spectateurs enthousiastes a un petit peu gâché. Les petites bombinettes indie / surf / psych pop semblant échappée d'une époque qu'on n'a pas connu vont s'enchaîner à un rythme effréné, portées par le chant de Shana Cleveland, presque plus doux et fluide que sur disque, et les harmonies vocales dignes des grands girls groups du passé. Look étudié, casual mais un peu classe, jeu de scène léger mais efficace, interprétation impeccable tirée d'une discographie qui commence à prendre de l'ampleur, tout est fait pour passer une excellente soirée, et le très nombreux public semble prendre beaucoup de plaisir. Alors certes le concert aura finalement été assez court mais il n'y aura eu aucun temps faible et une intensité de tous les instants. Et le seul petit reproche que l'on pourra faire est que le groupe a été presque trop pro, sage et propre : une petite pointe de folie aurait été la bienvenue. Mais après le concert de la veille, cela faisait comme un équilibre...

 

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