Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

 

Implodes - Recurring Dream

 

implodes.jpg

Label : Kranky

Sortie : 02/04/13

Format : CD / LP

Disponible : Partout

En écoute

 

Il est exceptionnel qu'un disque provoque en vous un malaise quasi-physique. Et je ne parle pas là du malaise éprouvé en entendant du Sardou... Mais de cette impression de ressentir au plus profond de votre chair les sentiments exprimés par l'artiste, ici une noirceur poisseuse et une décomposition inéluctable. Et si Black Earth provoquait déjà un peu ce genre de sensations, ce Recurring Dream qui a tout du cauchemar (on notera que ces jeunes (?) gens ont le sens du titre bien choisi) est sans doute ce qui m'en a fait naître le plus depuis les albums de The The, que Implodes n'est d'ailleurs pas sans évoquer par moment.

 

Mais au fait c'est quoi, la musique du quatuor de Chicago ? Du rock psyché tellement trituré, ralenti, déformé qu'il n'est plus ni très rock ni très psyché ('Scattered In The Wind') ? Du drone brutal et poisseux à faire passer Barn Owl pour le la bluette ('Wendy2') ? Du post-punk vénéneux et morbide ('Bottom of a Well') ? Du post-rock décharné et violent ('Ex Mass') ? La BO d'un film d'horreur à mi-chemin entre torture porn et John Carpenter ('You Wouldn't Know It') ? Un peu de tout ça et un peu de beaucoup d'autres choses encore (kraut, space, prog...). Mais là où Implodes fait fort, c'est dans sa capacité à utiliser tous ces éléments connus pour tisser son propre univers particulièrement personnel, malsain et sombre.

 

On se prend donc en plein dans les dents des guitares violentes, des rythmiques poignantes et une bonne dose de synthé lugubre, sans jamais un moment de répit. Et on est presque surpris de tomber sur une voix aussi banale et presque douce alors que nombre de groupes abusent des voix de baryton / zombie. Mais nul besoin chez Implodes d'un chant de corbeau pour imposer une ambiance crépusculaire : la musique distille progressivement son venin, commençant par dresser les poils jusqu'à progressivement glacer le sang. Et s'il y avait un défaut à reprocher à Recurring Dreams, c'est sans doute que, s'il est musicalement varié, son ambiance reste désespérément bloquée sur "gris très foncé" ! Quelques petits passages de lumière couplés à d'autres un peu plus noirs le rendrait sans doute plus explosif et moins monotone.

 

lyle

 

jauge8.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Facebook

 

Les commentaires sont fermés.