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Lael Neale, Petit Bain, Paris, le lundi 17 août 2026

 

J'ai à la fois d'excellents et d’exécrables souvenirs de concerts gratuits : lieux plus ou moins adaptés, son de qualité plus ou moins bonne (pour rester pudique), public plus ou moins concerné (voire très bruyant, très alcoolisé et n'en ayant rien à foutre des artistes)... Bref, c'est avec pas mal d'appréhension que je me rends pour la première fois sur la terrasse du Petit Bain pour un concert estival d'une de mes artistes préférées de ces cinq dernières années où elle a produit trois albums absolument impeccables.

 

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Youhou une photo floue !

 

Et on ne peut pas dire que la première impression soit positive vu que la terrasse est remplie de tables fixes et de chaises, laissant assez peu de place pour les gens venus assister au concert debout et donc encore moins de place pour les gens qui circulent pour aller chercher de nouvelles consommations... ce qui arrivera assez souvent vu que le concert va commencer une heure et demi après l'heure annoncée. Une heure et demi quasiment sans pouvoir bouger, à profiter des vapeurs d'alcool et de cigarettes électroniques ainsi que des conversations toujours plus fortes de chaque petit groupe semblant vouloir surpasser son voisin pour se faire entendre. Je finis par me réfugier loin de la scène et si cela n'avait été Lael Neale, je serai sans doute rentré chez moi assez vite...

 

Si les premières secondes vont m'inquiéter, très vite le son va devenir étonnement bon surtout dans des conditions assez venteuses et le public va se montrer très respectueux, ce qui va nous permettre de profiter d'un set court (45 mn) mais de très haute tenue. Et si on pouvait se demander ce que la drone-pop teintée de psyché et de folk pourrait donner en live; on est vite bluffé par la façon dont le duo arrive à rendre vivant les morceaux sur scène, tantôt en les rendant plus cotonneux, tantôt en les rendant plus musclés (comme le très bon nouveau single 'Slip Away' annonciateur d'un nouvel album qu'on attend de pied ferme). La plupart des morceaux les plus marquants du dernier album seront ainsi brillamment interprétés ainsi que quelques titres plus anciens, le tout à un rythme soutenu (par contre inutile de compter sur des performances scéniques (pas la place de toute façon) ou des longs monologues introductifs (ce qui m'arrange bien en fait)) et le chant de Lael Neale file encore plus les frissons que sur disque. Bref 45 mn de bonheur après 1h30 d'enfer...

 

lyle

 

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