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Early Day Miners au Café de Paris, Paris, le samedi 02 novembre 2019

 

Quand le chanteur-guitariste de Early Day Miners nous remercie au bout de quelques minutes d'avoir réussi à trouver la salle et d'être là dans cette cave, on ne peut que lui donner raison. Qu'une bonne quarantaine de personnes soient là au Café de Paris (et pas au très cosy RdC où j'avais vu autrefois Heligoland, mais au sous-sol juste à côté des toilettes) est presque surprenant (d'un autre côté Julie Doiron joue après...) et on ne peut pas dire que les conditions soient optimum dans un lieu plus petit que mon salon (oui, je suis assez bien logé en ce moment), où seul le premier rang (de 8 donc) voit ce qui se passe et où on entend la batterie comme si le gars nous tapait directement sur la tête (ça fait un peu mal quoi...).

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Cela ne va pas empêcher la petite heure (on est plus dans l'idée d'une double-tête d'affiche que dans le côté première partie - tête d'affiche) de concert d'être de très bonne tenue avec un public plutôt enthousiaste pour un groupe dont on pensait qu'il avait été franchement oublié (8 ans depuis le dernier album et en plus sous le nom de EDM...) si tant est qu'il ait jamais été un tant soit peu connu en France... Le groupe va d'ailleurs nous rappeler à quel point le slowcore, genre auquel il est souvent rattaché, a des liens forts avec le post-rock. Car en formation trio, dans le contexte d'une salle surchauffée sentant bon la sueur, les titres vont être tout sauf slow... On est bien loin dans mon souvenir du concert de la Flèche d'Or (poussif avec un son franchement pourri)  il y a une dizaine d'années, là les choses sont directes, brutes, voire brutales, mais en tout cas diablement efficaces. Sur scène le groupe va à l'essentiel : le groupe tape dur, vite et bien, et le chant à la fois décidé et fragile, cimente l'ambiance. Cela me rappelle un peu des soirées passées autrefois avec Woven Hand ou Magnolia Electric Co. mais dans un cadre... un peu plus intime on va dire...

 

Bref, une très bonne soirée avec un groupe dont on espère qu'il va bientôt nous offrir de nouvelles aventures discographiques (un EP était en vente spécialement pour la tournée, on vous en reparle -ou pas- un jour prochain) et qu'on le verra enfin un jour dans de bonnes conditions (parce qu'entre là et la Flèche d'Or, on n'est pas aidé...). La fragilité de mes oreilles ne me permet malheureusement pas d'envisager rester pour Julie Doiron que j'apprécie par ailleurs assez peu sur disque...

 

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