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Evi Vine - BLACK​/​/​LIGHT​/​/​WHITE​/​/​DARK

 

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Label : Solemn Wave Records

Sortie : 22/02/19

Format : CD / LP / MP3

Disponible : En dessous

En écoute

 

Il y a les albums dont on tombe amoureux quasiment dès les premières secondes du premier morceau et ceux qu'il faut prendre du temps pour découvrir, pour apprivoiser, pour s'imprégner. BLACK​/​/​LIGHT​/​/​WHITE​/​/​DARK fait partie de ces derniers et quand je l'ai reçu dans ma BAL numérique, je n'aurais jamais pensé que je finirais par écrire un jour dessus, a fortiori pour en dire énormément de bien.

 

Pour tout dire il s'en ait fallu d'un rien (la faible mémoire de mon téléphone) pour qu'il disparaisse à jamais dans les limbes numériques de mon DD. Et puis un jour où j'avais des heures de trou au boulot et pas beaucoup d'autres choix (il y a la place pour 4 ou 5 albums sur mon vieux téléphone), je l'ai ré-écouté en me disant que si j'étais vraiment pas convaincu, je l'effacerais pour mettre autre chose. Six mois plus tard me voilà quasi-obligé d'en glisser quelques mots...

 

Je ne sais pas pourquoi je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici d'Evi Vine. Elle a semble-t-il déjà plus de 10 ans de "carrière", collectionné des premières parties "prestigieuses" (entre autres The Mission / Wayne Hussey) et plein d'amis près à lui donner un coup de main (Peter Yates de Fields of the Nephilim et Simon Gallup sont entre autres présents sur ce nouvel album). Peut-être n'a-t-elle jamais réussi à traverser la Manche. Ou peut-être suis-je resté jusque là aveugle et sourd...

 

Dans tous les cas BLACK​/​/​LIGHT​/​/​WHITE​/​/​DARK est tout sauf un album facile. Et à coup sûr un disque impossible à cataloguer... Ambient, stoner, dark-folk, post-rock, il y a tout ça dans ces six titres (mais plus de 35 mn de minutes de musique) et bien d'autres choses encore. C'est sans doute la première chose qui le rend difficile d'accès, ce mélange détonnant et pas forcément toujours digeste, allant du minimalisme au trop. La deuxième étant son absolue noirceur ; rarement aura-t-on entendu quelque chose d'aussi sombre et poisseux, mais pourtant aussi étrangement séducteur.

 

La voix de la Dame y est sans doute pour beaucoup. Pas qu'elle soit exceptionnelle en soi, mais elle trône au dessus de la musique, y infuse ses émotions, envahit tout l'espace et vous retourne les tripes. C'est une grande prêtresse occulte qui vous dicte son univers. Et si j'ai un moment pensé à décrire ce magnifique album comme une sorte de Kate Bush / Marissa Nadler faisant du stoner, ce sont finalement les noms de Woven Hand ou de Swans qui me paraissent les plus pertinents, pas tant musicalement que par la façon dont il vous remue.

 

Et si la note finale peut paraître étrange, c'est que la vérité (en tout cas la mienne) se situe sans doute entre le 5 que je lui aurait mis il y a 6 mois et le 10 que je lui mettrais en l'écoutant pour la 30ème fois en rédigeant ces quelques mots...

 

lyle

 

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