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Slowness - Berths

 

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Label : Schoolkids

Sortie : 07/06/19

Format : CD

Disponible : Partout

En écoute

 

Le slowcore est-il mort ? En écoutant les rares artistes utilisant encore ce tag sur un site comme bandcamp, la question mérite d'être posée, tant ils n'ont rien à voir avec les groupes qui furent affublés de ce qualificatif au milieu des 90's (Spain, Bedhead, Idaho, Red House Painters...). Le slowcore a-t-il même réellement existé en tant que genre ? Difficile à dire quand on voit que le groupe qui en est peut-être l'alpha et l'omega en refuse le qualificatif et qu'un site comme Wikipedia a pu mettre sous ce nom des artistes comme Catpower ou Stina Nordenstam qui n'ont rien à y faire...

 

Et pourtant le slowcore est sans doute mon sous-sous-genre préféré, des groupes comme Tram, Broken Dog, Arco, Kid Dakota, Early Day Miners, Lullabier... revenant régulièrement sur ma platine (sans doute plus que les "papes" du genre d'ailleurs...). Aussi fut-ce une excellente surprise de tomber dans un des innombrables mails que je reçois sur un morceau correspondant pile-poil  au genre, ou tout du moins à l'idée que je m'en fais. Le groupe s'appelait Slowness (nom prédestiné) et bien qu'il fut actif depuis un moment, je n'en avais jamais entendu parler. L'album fut téléchargé, puis bien vite acheté en format physique dès qu'il fut disponible dans le commerce et écouté bon nombre de fois, toujours avec un très grand plaisir.

 

Une question restait néanmoins : était-il slowcore ? Les critiques lues ici et là parlaient de shoegaze, de post-rock, de drone, de dream-pop de psyché... Mais qu'était réellement ce Berths ? Dans ses moments les plus calmes, minimalistes et introspectifs, avec ses mélanges de chant, il invoquait indubitablement le Low des débuts (honnêtement c'est une comparaison qui revient plus d'une fois, et dans ma bouche c'est tout sauf un reproche). Mais à d'autres, il adoptait des sonorités beaucoup plus étranges et brutales (éloignant d'ailleurs tout qualificatif pop) pour créer des ambiances diverses et assez inhabituelles.

 

Au final les premiers mots qui me viennent en évoquant ce Berths seraient sans aucun doute "TROP COURT !". Six titres, une grosse trentaine de minute de musique, on a connu des Eps de post-rock plus long... On en a connu surtout de moins variés au niveau des rythmes, des sonorités et des ambiances... On navigue entre Low, The Cure et Swans sans avoir la moindre idée d'où on se trouve. De toute façon on sera ailleurs dans 5 mns... Et le chant a un côté imposant qui te force à l'écouter et à approuver inconditionnellement ce que tu écoutes. Bref, avec 20 à 30 mn de plus on aurait un truc qui te bouffe le cerveau et ne te quitte jamais. Tel quel on a déjà un putain de bon disque...

 

 

 

lyle

 

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