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Fred Abong - Pulsing

 

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Label : /

Sortie : 08/03/19

Format : MP3

Disponible : En dessous

En écoute

 

Qu'est ce qui fait qu'après quelques secondes d'écoute, on est parfois déjà accroché à un nouvel artiste / nouveau groupe (quitte à être parfois déçu par la suite) ? Qui fait que parmi la surabondante offre musicale à portée d'un clic, on va continuer d'écouter et pas aller essayer autre chose ? Le chant ? La voix ? La mélodie ? Le rythme ? L'instrumentation ? Et qu'est ce qui fait qu'au bout de 30s, on sait déjà qu'il faut s'arrêter ? Dans mon cas, la voix est souvent un puissant repoussoir, m'indiquant que ce n'est pas la peine de m'acharner, même si tout le reste coche toutes les cases de ce qui pourrait me plaire.

 

Du coup ce billet n'aurait jamais dû exister. Dès que le chant de Fred Abong a résonné sur le 'Footprints' qui introduit son deuxième EP Pulsing, j'ai eu envie d'arrêter. Seule la curiosité m'a poussé à aller plus loin. Et pourquoi cette curiosité ? Parce qu'après avoir été membre des Throwing Muses période The Real Ramona puis de Belly période Star (excusez du peu...), Fred Abong avait disparu, consacrant sa vie à autre chose, et que d'un seul coup, le gars revenait plus de 20 ans plus tard, jouant auprès de sa vieille pote Kristin Hersh et sortant ses premiers disques. Mais ce chant... J'ai eu vraiment du mal...

 

Ai-je eu raison de m'acharner ? L'existence même de ce billet indique que oui. Mais soyons clair, je n'aimerai jamais sa voix, rauque, brute de décoffrage, voire brutale et même malaisante comme on dit maintenant. Mais j'ai réussi à la domestiquer suffisamment pour apprécier ses chansons, comme j'ai pu le faire par exemple pour Bob Dylan ou Philippe Pascal (j'ai pensé pendant 15 jours que Lumières & Trahisons était un de mes pires achats avant d'en faire un des mes albums préférés...) ou ne pas le faire pour des gens comme Thom Yorke, Björk ou PJ Harvey que je ne peux toujours pas écouter plus de quelques secondes.

 

Comment sont-elles alors ces chansons ? On pourrait parler de folk lo-fi décharné si l'instrument de base n'était une guitare électrique rêche et violente, si le rythme n'était pas si souvent sec et rapide. On pense aussi bien à Elliott Smith et Lou Barlow, qu'à Swans et Woven Hand ou qu'aux Throwing Muses (particulièrement sur le 'Wire' de conclusion) et aux Pixies. Le tout avec une totale économie de moyen. Et sur cette musique désolée et douloureuse, le chant de Fred Abong colle parfaitement. C'est pas beau, c'est pas plaisant, c'est pas délicat, mais ça fonctionne. Ca gratte, ça fait mal et au final, ça fait beaucoup de bien... Et 'Firefly' est une putain de petites bombe à faire découvrir à tous les fans de singer / songwriter pas comme les autres !

 

lyle

 

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