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David Ford + Jarrod Dickenson + Gary Page à la Dame de Canton, Paris, le vendredi 9 novembre 2018

 

Quand on s'apprête à aller voir une nouvelle fois David Ford en concert, on sait déjà qu'on va passer une excellente soirée. Quand en plus il a emmené avec lui deux amis et que tout le monde va jouer avec tout le monde, on est vraiment très impatient de voir ce qu'il va se passer...

 

C'est Gary Page qui ouvre la soirée dans une Dame de Canton malheureusement bien peu remplie (d'un autre côté les heureux élus profitent d'un grand confort...) et on découvre avec plaisir ses jolies ritournelles aux textes fort bien écrits. Il lui manque malheureusement une voix vraiment marquante pour que l'on passe plus qu'un fort bon moment.

 

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Oui, c'est le grand retour des photos floues !!!

 

Celle du texan Jarrod Dickenson qui lui succède sur la scène ne peut, elle, passer inaperçue. Puissante, expressive, typée, elle entonne de très belles chansons d'un americana classique mais impeccable, avec de petites touches de folk et de blues. Et elle trouve son parfait contrepoint avec celle fragile et diaphane de sa femme Claire, le duo proposant des harmonies absolument délicieuses. Alors certes l'ensemble est un peu trop roots pour que j'ai envie d'écouter ça chez moi, mais en concert c'était vraiment excellent !

 

C'est la quatrième fois que je vois David Ford sur scène et je me demande ce qu'il va se passer ce soir. Sera-t-il seul ou accompagné ? Plutôt dans un répertoire dépouillé ou en abusant de boucles multiples ? Dans l'émotion vocale tout en retenue ou dans une surenchère explosive ? Eh bien un peu de tout cela suivant les titres interprétés et souvent bien plus blues rock que je ne l'avais jamais vu. Mais deux choses restent évidentes : 1. c'est un des performers les plus généreux sur scène, livrant son coeur, son âme et ses tripes à son audience ; 2. j'ai rarement entendu quelqu'un capable d'être à la fois si drôle et si touchant dans ses présentations de chansons (mais si, vous savez, ce moment où vous vous dîtes en général que le gars devrait se taire et jouer, mais là vous en reprendriez bien un peu plus).

 

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Pendant une bonne grosse heure qui paraîtra pourtant bien courte, il va enchaîner titres déjà anciens (deux superbes interprétations de 'Isn't it strange' et 'The Ballad of Miss Lily' par exemple) et plus récents (très puissante version de 'Why don't you answer your telephone ?' extrait de son excellent nouvel album Animal Spirits pour conclure le set) sans que l'absence de titres que l'on adore (pas de 'Every Time' ou de 'I'm alright now' pour cette fois) ne se fasse un instant ressentir. Preuve de la qualité d'un répertoire d'une qualité telle qu'il pourrait jouer deux heures sans qu'on ne s'ennuie une minute. Parmi cette avalanche de grands moments, on mettra en avant une très belle version de 'One of these Days' partagée avec Claire Ward / Dickenson et une reprise du 'The Snake' de Oscar Brown Jr interprétée par tous les artistes présents ce soir et introduite par une hilarante conversation où il fut beaucoup question de Donald Trump...

 

Les concerts parisiens de David Ford sont toujours des moments exceptionnels qui ne profitent malheureusement qu'à quelques Happy Few. A vous lecteurs, de faire changer ça la prochaine fois !

 

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