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Low à la Gaieté Lyrique, Paris, le samedi 13 octobre 2018

 

Depuis combien de temps n'ai-je pas vu mon groupe préféré sur scène ? 6 ans ? 10 ans ? Salles devenues trop grandes, public ayant énormément changé, albums parfois un peu moins excellents et un dernier concert franchement décevant, tout cela m'avait incité à ne plus revenir, histoire de ne pas estomper les souvenirs de premiers concerts magiques sur des péniches parisiennes. Il aura fallu la sortie d'un nouveau disque dans lequel je n'arrive toujours pas à rentrer après une grosse dizaine d'écoutes pour me décider à franchir le pas, avec une assez forte inquiétude...

 
Le trio entre sur scène, s'installe discrètement, et une évidence, qui ne m'avait que traversé l'esprit la dernière fois, s'impose au bout d'à peine deux minutes de guitare noisy, de basse bien lourde et très en avant dans le mix, alors que la voix de Mimi semble rejetée tout au fond : Low est désormais un ROCK BAND ! Au point que les murs de la Gaîté Lyrique vibrent par moment et que les protections auditives s'imposent (si si si)... Pourtant le groupe, tout de noir vêtu, quasi immobile la plupart du temps, et très peu loquace, a l'air totalement perdu au milieu d'une salle bien trop grande pour lui, avec ses effets lumineux dignes du Zénith et sa sono bien puissante.
 
 
Bon, bien évidemment, cette première impression est un peu exagérée. Le Low qui me parle le plus, celui qui est lent, délicat, dépouillé, aura sa place pendant le concert, même si la guitare d'Alan Sparhawk se fait un peu plus lourde qu'autrefois et que la basse trop puissante de Steve Garrington (que je n'ai pas l'impression d'avoir vu en concert) me dérange un peu. Et nous offrira des moments absolument magiques. Mais je serai franchement moins convaincu par les quelques solos de guitares et les (trop nombreux à mon goût) passages  franchement post-rock ou noisy.
 
 
Reste que pendant une heure et quarante-cinq minutes vont s'enchaîner (le groupe va rester essentiellement silencieux, ce qui n'était pas le cas autrefois) un nombre incroyable de titres somptueux extraits de l'immense discographie du groupe. Même si leur interprétation n'est pas toujours -à mon sens- totalement satisfaisante (mais peut-on rester intime dans une salle de plus de 1 000 personnes, ou est-on obligé de monter le volume et la puissance ?) et que les nouveaux titres dans des versions assez différentes de l'album ne s'imbriquent pas très naturellement, on ne peut que s'ébahir devant une telle richesse, surtout en pensant à tous les titres qui ne seront pas joués... Et voir Mimi prendre enfin la place centrale pour les derniers morceaux est un immense plaisir, car c'est le mélange de deux voix, chacune banale individuellement, qui fait la force ultime de Low.
 
 
Au final le concert m'aura-t-il permis de mieux comprendre Double Negative ? NON. M'aura-t-il donné envie de revenir les voir ? NON. M'aura-t-il confirmé que Low est mon groupe favori ? Définitivement OUI !

 

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