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Roddy Woomble - The Deluder

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Roddy Woomble au Silencio le 13 septembre 2017

 

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Label : Modern Way

Sortie : 01/09/17

Format : CD / LP

Disponible : Partout

En écoute

 

Depuis des semaines, je m'interrogeais pour savoir si j'allais écrire quelque chose sur le nouvel album de Roddy Woomble. Et puis j'ai eu la chance de le voir en concert privé au Silencio. Mais comme il n'y avait pas la possibilité dans ce lieu très original de faire des photos, je n'ai pas écrit de live report. Mais comme ce concert m'avait fait revenir à ce disque, cela m'a conduit à le réévaluer, et je me suis dit qu'autant parler des deux en même temps...

 

Soyons franc, la première écoute de The Deluder fut une franche déception, la toute première avec Roddy, que ce soit avec son groupe ou en solo. Les habitués sauront sans doute que j'ai une affection toute particulière pour Idlewild (remember et ...), disons juste aux autres que si on me demande un top15 de mes groupes favoris, il sera dedans 90% des fois... On l'aura connu, seul ou avec son groupe, noisy, punk, indie, pop ou même folk, mais là, c'était juste mièvre... Et en plus impossible de reconnaître son timbre pourtant unique sur le trop suave 'Look Back Like Leaving' qui ouvre l'album...

 

C'est donc assez inquiet que je me suis rendu au Silencio, salle autrefois connu sous le nom de Triptyque, et qui avec son décor de club privé lounge lynchien (et pour cause...) n'a plus grand chose à voir avec la cave ou j'ai vécu quelques grands moments (ah Barzin + Gregor Samsa...). Et dès les premières secondes du concert, aucun doute, Roddy est toujours la putain de rockstar vue en première partie de Placebo à l'Olympia il y a bientôt 17 ans ! Et pas la rockstar qui se la raconte en en faisant des tonnes, non, celle qui en impose par sa seule présence et dont la voix vous fiche instantanément des frissons.

 

Les titres s'enchaînent, des nouveaux mais aussi des plus anciens, dans une alternance de douceur et de fougue, mais toujours avec une grande assurance. Le maigre public d'invités semble apprécier de même que Roddy et son groupe, sans doute un peu surpris des conditions un peu particulières du concert. Une jolie voix féminine beaucoup plus présente que sur disque donne un nouveau relief bien agréable aux morceaux. Et on se rend compte que si The Deluder n'était pas revenu très souvent sur la platine, on connaissait déjà parfaitement des morceaux comme 'Jupiter', 'Like Caruso', 'First Love Is Never Returned' ou ce 'On n'a plus le temps' partiellement en français.

 

Alors on déterre l'album de l'imposante pile des nouveautés (que de sorties en septembre et octobre !), on l'écoute à nouveau puis on se surprend à y revenir de plus en plus régulièrement et à l'apprécier de plus en plus, comme on a déjà pu le faire pour les derniers albums d'idlewild ou ses précédents albums solo. Certes les titres sont moins sec et rock que sur scène, mais on leur découvre un agréable côté enveloppant et réchauffant, particulièrement bienvenu dans une fin d'été qui fut maussade puis au début de l'automne. On s'enthousiasme devant la grande variété de rythmes et de registres, tout en gardant une grande cohérence.

 

Alors on se dit, en se rappelant l'excellente mais assez douce version de 'Little Discourage' qu'il a joué ce soir là, que certes, Roddy Woomble ne sortira plus un Hope Is Important ou un 100 Broken Windows. Mais qu'il reste un putain de songwriter maître en ritournelles parlant au coeur et aux tripes. Qu'il ne vocifère plus comme autrefois mais fait désormais preuve d'une variété et d'une maîtrise toujours plus grandes dans le chant. Bref, on a passé une superbe soirée et The Deluder continue de charmer et de se découvrir un peu plus à chaque nouvelle écoute. Et on a hâte de le retrouver en novembre au Pop Up du Label...

 

lyle

 

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