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Pulled Apart By Horses, la Mécanique Ondulatoire, le 18 avril 2017

 

La Mécanique Ondulatoire est sans doute la salle la plus rock de Paris. Son odeur, mélange de renfermé, de bière, de sueur et de moisissure. Son son, toujours trop fort, qui rebondit sur les murs et que l'on sent dans sa chair à travers le plancher. Sa programmation, toujours très pointue, en garage, noise, shoegaze, post-punk... Et si le public est aujourd'hui peu nombreux (une cinquantaine de personnes peut-être), il est à coup sûr presque aussi motivé que le groupe qu'il a en face de lui...

 

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Car Pulled Apart By Horses est un des groupes les plus rock que j'ai pu voir. Perpétuellement en mouvement (d'où le retour des photos floues), et pas genre petit hochement de tête, hein, c'est plutôt du genre sauts dans tous les sens, mouvements brusques des membres inférieurs, supérieurs et de la tête (on aperçoit du coup ponctuellement leur visage à travers les cheveux)... Le chanteur Tom Hudson éructe plus qu'il ne chante, avec une énergie et une constance qui force le respect (comment n'est-il pas aphone après 15 mn ?), ses comparses s'excitent sur leurs instruments dans un mélange de violence et de bonne humeur assez bluffante... Et le public est conquis !

 

Les titres vont s'enchaîner à un rythme effréné, à un niveau sonore ne permettant pas toujours d'identifier le morceau joué, qu'il provienne du fort bon dernier album The Haze ou de l'un de ses prédécesseurs. Et alors qu'on retient difficilement ses jambes de remuer dans tous les sens, on se demande pourquoi PABH n'a pas réussi à connaître un vrai succès ? Sans doute parce qu'au lieu de jouer un heavy rock à même de lui devoir une place assez haut dans les festivals estivaux, ils naviguent sans cesse brutalement entre alt-rock, grunge, noise et post-hardcore, sans jamais choisir autre chose que le fun, le bruit et la mélodie. Le concert sera court (même pas 50 mn, sans première partie) mais tout particulièrement intense. On en sort épuisé mais heureux...

 

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