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Sophia + Kris Dane, le Petit Bain, le 20 octobre 2016

 

Mine de rien, cela faisait plus de cinq mois que je n'étais pas allé à un concert. Manque de motivation, d'artistes que j'avais vraiment envie de voir, de salles offrant un confort d'audition suffisamment satisfaisant... Mais quand j'ai appris que Sophia repassait en France, je n'ai pas hésité une seconde. Et en plus le Petit Bain où j'allais pour la première fois est non seulement une "petite" salle bien conçue mais le son y est bon et pas trop fort...

 

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J'avais lu de bonnes choses sur la première partie, Kris Dane dont le nouvel album vient de sortir (oui, bon en début d'année). Le chanteur belge propose une americana plus vraie que nature. Ses compositions sont solides, ses textes bien écrits, il gratte très bien la guitare, mais... et c'est un très gros mais... sa voix m'insupporte totalement. Non seulement elle ne me touche pas, mais il y a quelques chose dans le phrasé, l'intonation, et le désir de sonner américain qui me dérange. Alors voilà une première partie indéniablement de qualité mais qui n'est vraiment pas pour moi.

 

Etrange. Je n'ai jamais chroniqué un album de Sophia. Et ce n'ai finalement que la deuxième fois que je le vois sur scène. Alors qu'il est passé régulièrement à Paris. Mais sans doute que, depuis Fixed Water et The Infinite Circle, deux chefs d'œuvres absolus qui sont dans mon TOP20 personnel, hante ma platine, je me les suis trop approprié pour avoir une vision un minimum objective des nouveaux opus (qui commencent systématiquement par me décevoir avant de se faire une petite place dans mon coeur) et ne pas voir peur que le live ne rende pas hommage à des chansons que j'adore.

 

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D'ailleurs je dis LE alors que Sophia a toujours été un projet collectif basé autour de Robin Proper-Sheppard qui écrit seul les chansons mais les interprète avec un vrai groupe autour de lui. Et c'est un quatuor qui parait bien jeune (surtout quand on regarde le maigre public présent) qui l'accompagne aujourd'hui. Après une introduction familière, c'est une version plutôt musclée de 'Resisting' qui nous fait entrer dans le concert, bientôt suivie d'un 'The Drifter' franchement plus r'n'r que sa version album. Une fois passées des versions testostéronées de 'Don't ask', 'Blame' puis 'California', on se dit que ho ho, il y a baleine sous cailloux.

 

Et quand 20 minutes plus tard, après 'It's easy to be lonely', Robin plaisante sur le fait que d'habitude, il faut attendre 20 ans pour que les groupes jouent un album en intégralité, on se dit que 1. ce n'est pas celui-là qu'on aurait aimé entendre, 2. et de toute façon, pas de cette façon assez brutale, entre post-rock et stoner, avec force moulinets de guitares. As we make our way ne m'avait pas forcément convaincu dans sa version enregistrée, interprété ainsi, il m'a interloqué. Interrogé. Choqué. Et je l'ai réécouté trois fois depuis. Et c'est finalement un très bel album de Sophia (comme d'habitude). Et je ne suis toujours pas convaincu par l'interprétation qu'il nous en a été donnée.

 

Après cette version jouée dans l'ordre du dernier album, le quintet nous interprètera quelques morceaux plus anciens comme 'Bad Man', 'The River Song' ou 'Bastards', toujours dans des versions étonnamment violentes et noisy (bon OK, 'The River Song' était déjà bien costaud à l'origine). Et c'est finalement en rappel, avec des versions relativement douces de 'So slow', 'Another friend' et 'Oh my love' que je retrouve le Sophia que j'adore. Ai-je été déçu de cette performance ? Au début oui. Et choqué. Et puis j'ai écouté autrement. Et n'est-ce pas le signe des artistes de se réinventer. Maintenant Robin, c'est quand tu veux pour un concert acoustique...

 

lyle

 

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Commentaires

oui, c'est quand tu veux pour un concert acoustique... à Lyon ! parce que pendant que les Parisiens font la fine bouche, de gros gros fans n'ont toujours pas eu l'occasion de voir Sophia en live... ;)

Écrit par : Xavier | 11/11/2016

Répondre à ce commentaire

Ils ont qu'à monter à Paris, les gros gros fans, il y a toujours de la place. Et je ne fais pas la fine bouche, c'était vraiment très différent de ce à quoi je m'attendais... :-)

Écrit par : lyle | 12/11/2016

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