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Fog Lake - Farther Reaches

 

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Label : /

Sortie : 01/01/13

Format : MP3

Disponible : En dessous

En écoute

 

Il y a quelque chose de logique à ce que le premier album de 2013 chroniqué en ces pages soit un album proposé en "name your price" sur bandcamp. Il n'y a pas si longtemps, janvier était la période où les labels profitaient d'une actualité limitée pour pousser des nouveaux groupes (remember Gay Dad... plus sérieusement, ce fut l'occasion de lancer Franz Ferdinand ou Arctic Monkeys) ou booster la carrière d'autres plus anciens (3 Colours Red dans le Top10, ça laisse rêveur...). Actuellement, les disquaires ne savent plus où donner de la tête devant le nombre de CDs qui sortent et qu'ils ne vendront de toute façon pas. Et encore échappent-ils à tous ceux que des labels ne vendent que par leurs propres moyens et à ceux encore plus nombreux que des groupes vendent ou offrent directement en ligne... Dont ce Fog Lake donc...

 

Il y a quelque chose de logique à ce que le premier album de 2013 chroniqué par mes soins soit un album de slowcore (ou assimilé). Non, ce sous- (sous- ?) genre n'est pas mort. J'ai même eu la surprise de me rendre compte en faisant mon top10 de l'année dernière (qui devrait être publié un de ces jours, chez Thierry) que quatre albums au moins pouvaient rentrer dans cette dénomination. Ceci-dit, Farther Reaches ne peut pas se résumer à cette catégorisation. Il flirte de temps en temps avec une dreampop toute mazzystarienne (si, ça se dit) ou avec une folk décharnée digne de la Catpower des débuts (qui était d'ailleurs étrangement autrefois dans un article sur les artistes slowcore de Wiki...). Et le son a la plupart du temps un côté très agressif totalement étranger au genre...

 

Mais il faut bien avouer qu'il est très difficile par certains aspects de juger un "disque" comme cet album (qui n'est pas vraiment le premier, mais que penser des notes accompagnant les "sorties" précédentes sur Bandcamp ?). On ne sait rien de son ou de ses auteurs. La production et le mixage y sont pour le moins minimalistes, et d'une qualité très variable suivant les morceaux. D'ailleurs on se demande à quoi cela aurait pu ressembler avec aux manettes quelqu'un comme Kramer... Doit-on excuser les maladresses qui surviennent régulièrement ou au contraire insister sur les faiblesses rendant l'écoute parfois difficile. A moins qu'ils ne faillent justement les considérer comme une partie intégrante de l'oeuvre...

 

Car un morceau comme 'Waking Song' a toute la pureté douloureuse d'une brûlure intense mais voit lui succéder sans temps mort un 'Ghostly' aux sonorités bidouillées et étranges, parfaitement mortifère puis un 'When' particulièrement cracra... Tout ça lors que les quatre premiers titres, en particulier l'introductif 'Words'et 'Farther Reaches' étaient plutôt doux et lumineux... Toute la force et toutes les faiblesses de ce disque sont là : à la fois très uniforme et à l'instrumentation relativement pauvre, tout en se baladant sans arrêt de l'ombre à la lumière. Du plaisir à la douleur. De la pudeur à la crudité. Fog Lake mériterait-il une autre production et distribution ? Peut-être ? Cela a-t-il de l'importance après un tel disque ? Non.

 

lyle

 

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