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Cortney Tidwell - Boys

 

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Label : City Slang

Sortie : 29/06/09

Format : CD

Disponible : Partout

Trop souvent les artistes/groupes oublient d'accorder une véritable importance à la pochette de leur album. Heureusement, pour son deuxième album, Cortney Tidwell n'a pas fait cette erreur. Sur un fond entre marron et mauve (taupe, me souffle ma moitié, plus au fait des nuances de couleurs que moi) un peu mâtiné de jaune et de violet avec des effets de flou, se détachent les contours d'une tête, dont il est impossible de déterminer si elle est féminine, masculine ou enfantine, à l'intérieur de laquelle se détache un enfant (le Boys dont il est question dans le titre ?), un paysage boisé et des masses de couleur évoquant un cerveau. Comment faut-il comprendre cette (très belle) pochette à l'écoute de l'album ?

 

Ce côté marron-mauve du fond et ces effets de flous ne sont pas pas sans se référer au côté dream-pop voir shoegaze de l'album. S'il est loin d'être présent sur tous les titres de l'album, cet aspect est quand même très présent, des noms comme The Sundays (le très beau 'Being Crosby'), Mazzy Star ('Oslo') voire même Lush (la fin de 'Palace') revenant de temps en temps à l'écoute de ce disque. Et on se laisse emporter pas une musique gentiment nostalgique propre à vous laisser dans un état de douce rêverie.

 

Ce visage à peine esquissé là où une St Vincent choisit (encore une fois) de se montrer frontalement, serait-il le signe de quelqu'un se cherchant encore ? On pourrait le croire tant on peut trouver d'influences diverses, de l'americana au trip-hop. Pourtant, l'ensemble fait preuve d'une telle cohérence qu'une autre interprétation se fait jour : l'artiste est trop protéiforme et originale pour se représenter de façon trop nette. Car si les références à certaines stars féminines d'il y a quelques années sont bien présentes (Björk, Tori Amos, PJ Harvey), le timbre bien particulier et la musique de Cortney Tidwell, par certains côtés très datée et par d'autres très moderne, créent sans l'ombre d'un doute quelque chose de nouveau, dont les images de la pochette peuvent nous donner quelques pistes.

 

Ce petit garçon n'évoque-t-il pas l'enfance et une certaine fraîcheur qui va avec ? Si la voix claire et pure de la dame n'est pas foncièrement nouvelle au milieu des centaines de chanteuses qui nous arrivent chaque mois en ce moment, elle a un côté frais, joyeux et innocent qui n'est pas sans évoquer l'enfance. Et ce paysage boisé peut tout à fait ramener à la ville de la dame (Nashville) et à sa famille qui a travaillé pour la scène musicale locale : il y a sans aucun doute un petit côté americana, voire folk (le très bucolique 'Oh, China') et vaguement country dans de nombreux titres. Et ces masses qui font penser à un cerveau ne soulignent-elles pas le côté cérébral d'un album qui parle autant aux sentiments qu'à l'esprit ? Le très jazzy 'Solid State' qui ouvre l'album en est une preuve vivante.

 

Malheureusement, là où St Vincent ou Bat For Lashes emportées par la hype et le bon travail d'une équipe promo connaissent un succès peut-être pas mainstream mais au moins d'estime dans certains cercles, ce nouvel album de Cortney Tidwell, après un premier opus sans doute trop occupé à démontrer d'inédiables capacités vocales, semble rencontrer une indifférence certaine. Trop complexe ? Pas assez immédiat ? Il serait en tout cas bien dommage de passer à côté... 

 

lyle

 

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http://www.myspace.com/cortneytidwell

 

La vidéo de 'Watusii' :

 

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