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Porcelain - Adios Betty

 

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Label : Drunk Dog

Sortie : 11/05/09

Format : CD

Disponible : Partout

"Tiens, les Porcelain ont viré pop", telle fut ma première réaction à l'écoute du troisième album du combo normand, Adios Betty. Pop ! Ceux parmi les lecteurs ayant écouté ce disque vont sans doute penser que je suis fou, que je suis sourd ou alors que je n'ai pas du tout la même définition du mot que le reste du monde. Sans doute un peu de tout cela, mais même si les écoutes répétées ont atténué un peu les impressions nées de la surprise d'une première prise de contact, je maintiens que cet album est leur album pop. Et que ce n'est pas une mauvaise chose, loin de là !

 

Flashback. Au début des années 2000, alors que le succès (encore relatif) d'Interpol n'a pas encore convaincu d'innombrables groupes à procéder à la copie plus ou moins malheureuse de Joy Division et autres groupes coldwave, deux petits groupes français sortent des disques marquants. Si Curtain utilise les claviers et excelle dans les ambiances calmes et poisseuses, Porcelain sur son premier album I've got really important things to do right now but I can't because I'm asleep (le titre est déjà tout un programme) lorgne plutôt vers un post-punk plus rythmé où les guitares explosent parfois telles un groupe de post-rock. Là, un deuxième album Me and my famous lover plus calme et aux intonations plus prog, suivi de concerts où le groupe semble chercher sa voie, et pas de nouvelles pendant plus de trois ans. Pour voir donc arriver ce Adios Betty dans ma boîte aux lettres. Et le trouver... pop !

 

Bien entendu, je ne parle pas ici de pop à la Britney Spears ni même à la Coldplay. Mais il y a ici une vraie recherche de mélodies entraînantes et rapidement mémorables (ce qui n'était pas le cas des deux précédents opus) habilement mêlées à un chant fragile et détaché. Pas une grande voix ici, ni de chansons à reprendre en choeur, non, mais une recherche constante de la chanson parfaite, à la fois simple et ambitieuse, jouant aussi bien sur les rythmes que les sonorités. Et le chroniqueur de penser aussi bien à Radiohead qu'aux groupes du collectif Elephant6, pas tant sur la forme que sur le fond.

 

N'allez pas croire cependant que le groupe a oublié ses influences du début : la rythmique s'inspire toujours du post-punk et l'ambiance glauque (en particulier grace au synthé) sur le 'Tambourine' qui ouvre l'album ne serait pas sans rappeler The The. Mais elles sont maintenant incorporées dans des morceaux plus riches et plus variés. Si on pouvait autrefois dire que Porcelain ressemblait à untel ou untel, cet Adios Betty consacre définitivement le groupe comme un des plus personnels de la scène française. Que ce soit sur des ballades ( le très beau 'The modern age' ), sur des morceaux de pop planante ( 'My father my king' ) ou quelques titres plus rock ( 'Walk me back' mériterait d'être un tube), aucune faute de goût tout au long des 12 titres. Et si les guitares énervées (dans un moreceau jusque là très calme) à la fin de l'avant-dernier titre 'Daniel's big day out' ne sont pas sans rappeler les débuts du groupe, la ballade 'What lovers might say' dont Grandaddy n'aurait pas renié les synthés finit de nous convaincre que nous sommes en face d'un groupe en pleine maîtrise de son écriture. En face d'un vrai bon disque.

 

Tiens, en cherchant leur Myspace pour mettre en bas de ce billet, qu'est-ce que je remarque dans l'adresse ? POP !

Puisque je vous le dis...

 

lyle

 

http://www.myspace.com/porcelainpoprock

 

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